Le 7 mars, la salle du Moloco à Audincourt acceuillera une soirée blues réunissant trois concerts, mêlant styles musicaux et générations.
En tête d’affiche, le guitariste et chanteur Bernard Allison, figure reconnue du blues contemporain, a proposé un répertoire marqué par ses racines musicales. Fils du bluesman Luther Allison, il a grandi dans cet univers et lui a rendu hommage en 2024 avec l’album Luther’s Blues. Âgé de soixante ans en 2025, Bernard Allison poursuit depuis plusieurs décennies une carrière personnelle affirmée. En 2018, il publiait Let It Go, disque marquant son retour sur le label Ruf Records, qui avait également édité l’intégrale de Luther Allison près de trente ans auparavant.
Enregistré dans le Tennessee, au Bessie Blue Studio de Stantonville, berceau historique du blues, Let It Go a été réalisé sous la direction de Jim Gaines, producteur ayant collaboré avec Santana, John Lee Hooker, Albert Collins ou encore Van Morrison. L’album se distingue par une approche épurée, sans cuivres ni claviers, privilégiant un blues brut et direct. Les douze titres s’ouvrent ponctuellement à des influences reggae, rock ou funk. En 2024, l’artiste a également réédité Chills & Thrills, confirmant l’étendue de sa palette musicale.
La soirée a aussi marqué une évolution artistique pour Laura Cox. La chanteuse et guitariste est revenue avec un nouvel album, Trouble Coming, son cinquième opus, accompagné d’un changement d’équipe. Pour ce projet, elle a collaboré avec le duo No Money Kids, apportant des sonorités pop rock inédites dans son travail, ainsi que des rythmes plus dansants, notamment sur le titre Dancing Around The Truth. Si Laura Cox reste l’autrice et compositrice de l’ensemble des morceaux, cet album témoigne d’une ouverture vers de nouvelles directions musicales.



