La Rodia sous tension : The 113 et Wheobe en collision sonore ce samedi

the 113

Ce samedi 18 avril, La Rodia accueille une soirée qui s’annonce électrique, quelque part entre noirceur post-punk et intensité alternative. À l’affiche : les Anglais de The 113 et les Jurassiens de Wheobe, deux propositions qui n’ont pas grand-chose de confortable… et c’est précisément ce qui les rend incontournables.

The 113 : le tumulte venu de Leeds

Sorti de la scène toujours bouillonnante de Leeds, The 113 s’inscrit dans cette tradition britannique où le post-punk ne se contente pas de recycler ses codes, mais les tend jusqu’à la rupture. Le groupe développe une musique dense, nerveuse, où basses insistantes, guitares anguleuses et rythmiques sous pression construisent une tension permanente.

Leur univers ne doit rien au hasard : les textes, au cœur du projet, s’ancrent dans une écriture presque confessionnelle, nourrie d’expériences personnelles et d’un regard sans filtre sur le quotidien. Une approche qui flirte parfois avec une forme de spoken word, héritée autant du punk que du hip-hop, et qui donne à leurs morceaux une intensité particulière. Musicalement, The 113 s’inscrit dans la lignée d’un post-punk sombre et tendu, quelque part entre héritage new wave et énergie contemporaine, avec cette capacité à faire monter la pression jusqu’à des déflagrations finales particulièrement efficaces.

Wheobe : la matière brute et mouvante

En ouverture, Wheobe viendra défendre A Strained Ocean, un premier album qui trace une trajectoire déjà singulière. Le groupe préfère les détours aux lignes droites, explorant un rock alternatif aux contours mouvants, nourri d’influences multiples allant du jazz à la noise.

Le résultat : une musique contrastée, capable de passer de passages presque suspendus à des montées en puissance abrasives. Wheobe travaille la matière sonore comme un terrain d’expérimentation, avec un goût marqué pour les textures et les dynamiques. Sur scène, cette approche se transforme en expérience physique, jouant sur les extrêmes et les ruptures.

Une soirée pour les amateurs de relief

Dans une programmation printanière particulièrement dense, cette date s’impose comme un point de friction intéressant : une rencontre entre une scène britannique qui cultive la tension et une formation française qui explore les nuances du chaos.

À La Rodia, ce samedi, il ne sera pas question de confort, mais d’intensité, de vibrations et de contrastes. Une soirée pour celles et ceux qui aiment le rock quand il dérange un peu… et remue beaucoup.

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