Jouez et gagnez vos invitations pour le concert d’Emel Mathlouthi à la Filature de Mulhouse le 29 novembre 2025 !
Le 27 novembre à 23h59
Lot 1 : Deux places
Lot 2 et 3 : Une place
Lot 4 et 5 : Une place
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🌍 Emel Mathlouthi à la Filature : une voix libre pour clore Culturescapes Sahara 2025
Le 29 novembre prochain, la grande salle de la Filature résonnera d’une voix puissante, ardente, singulière : celle d’Emel Mathlouthi, artiste tunisienne à la croisée des mondes. Chanteuse, compositrice et productrice, elle viendra défendre MRA, son dernier album, manifeste électro-pop incandescent dédié à la force et à la liberté des femmes. Une soirée de clôture du festival Culturescapes Sahara 2025 qui s’annonce vibrante, profondément habitée, et où la musique devient territoire d’émancipation.
De la voix d’une révolution à celle d’une génération
Certains l’ont découverte en 2011 avec Kelmti Horra (« Ma parole est libre »), chanson devenue hymne du Printemps arabe. Sur cette mélodie sobre et poignante, la jeune chanteuse portait alors la voix d’un peuple en quête de justice et d’expression. Mais Emel Mathlouthi n’a jamais voulu se laisser enfermer dans le rôle d’icône. Depuis, elle a ouvert des voies nouvelles, exploré des paysages sonores multiples, et fait de la scène un espace de résistance artistique autant qu’un laboratoire musical.
Née à Tunis, installée tour à tour en France puis à New York, Emel a tissé un univers cosmopolite, où les racines arabes rencontrent les pulsations électroniques.
On l’a vue collaborer avec Valgeir Sigurðsson (Björk, Feist), Tricky, Barbara Pravi, Bachar Mar-Khalifé, Vitalic ou encore les Acid Arab. À chaque projet, elle déplace les frontières entre les genres, comme pour rappeler que la liberté, la vraie, n’est jamais figée.
MRA : un cri, une célébration, un manifeste
Sorti en 2024, MRA — qui signifie « femme » en arabe — s’impose comme l’un de ses disques les plus forts. Conçu entièrement avec des femmes, de la production aux voix invitées, il revendique la sororité et l’autonomie créative comme fondements de l’acte artistique. « Je suis une guerrière, une sorcière, une super-héroïne », chante Emel dans Nar, titre incandescent où s’entremêlent rythmes orientaux et beats urbains.
Entre électro, pop, hip-hop, reggaeton arabe et textures cinématiques, MRA est un disque-monde.
L’album, salué par la critique internationale, a été décrit par PopMatters comme « ce que devrait être la pop contemporaine : un mélange socialement conscient qui donne envie d’écouter, d’apprendre et de bouger ». The Arts Desk souligne son ampleur théâtrale et sa production « grandiose, presque mystique ».
À travers des morceaux comme Souty (My Voice), Nar ou Fi Kol Makan, Emel transforme la revendication en énergie, la colère en lumière.
MRA n’est pas seulement un manifeste féministe : c’est une traversée émotionnelle, où la voix — à la fois fragile et indomptable — devient l’instrument de la libération.
Une présence magnétique sur scène
Sur scène, Emel Mathlouthi déploie cette puissance dans une forme quasi rituelle. Drapée de lumière, souvent vêtue de noir ou d’or, elle mêle incantation et modernité. Ses concerts, entre club électro et cérémonie mystique, sont traversés par une intensité rare. Tantôt elle désarme par la douceur d’un chant a capella, tantôt elle électrise la salle avec des arrangements aux basses profondes et aux percussions telluriques.
Sa voix — reconnaissable entre toutes, ample et vibrante — semble puiser autant dans la tradition arabe que dans la ferveur du gospel ou la tension du rock. La scène devient alors un espace sacré, où l’intime et le politique se rencontrent : chanter pour exister, exister pour libérer.
L’universalité d’une artiste sans frontières
Dans MRA, comme dans sa trajectoire entière, Emel Mathlouthi raconte les paradoxes d’un monde globalisé : entre Orient et Occident, entre ancestral et digital, entre ferveur et douceur. Ses chansons franchissent les langues et les cultures, mêlant arabe tunisien, anglais et parfois français.
Elle incarne une génération d’artistes qui refusent les étiquettes, préférant le métissage à la conformité. Comme le rappelle RFI Musique, « Emel donne la voix aux femmes », mais aussi à tous ceux que le silence a longtemps relégués dans l’ombre.
Elle prolonge ainsi la tradition des grandes chanteuses militantes, de Joan Baez à Oum Kalthoum, tout en traçant sa propre voie.
Une soirée événement à la Filature
Le 29 novembre à 18 h, la Filature accueillera Emel Mathlouthi dans le cadre de Culturescapes Sahara 2025, pour une soirée de clôture à la symbolique forte. Son concert d’1 h 30, ouvert dès 12 ans, promet une traversée sensorielle et émotionnelle où se rejoignent musique, engagement et poésie.
Quatorze ans après le Printemps arabe, Emel reste cette voix libre qui inspire et rassemble.
Le MRA Tour célèbre la femme, mais plus largement l’humain dans sa capacité à se relever, créer, espérer.
À la Filature, le 29 novembre, la chanteuse tunisienne nous rappellera qu’aucune frontière ne peut contenir la liberté d’une voix.
Le quizz
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