Jouez et gagnez des invitations pour le Festival international de musique de Besançon Franche-Comté !
le 10 septembre à 23h59
Lots 1 et 2 : 2 invitations pour Couleurs nordiques - Musique symphonique - Vendredi 18 septembre à 20h
Lot 3 : 2 invitations pour Ehbam Quartet - Jazz et musiques du monde - Mardi 15 septembre à 21h
Attention !
Les lots seront désormais attribués par tirage au sort parmi ceux qui auront 100% de bonnes réponses ! Bonne chance !
Découvrez la 79ème édition du Festival international de musique à Besançon du 11 au 20 septembre ! Nous vous invitons à regarder cette courte vidéo de présentation pour vous introduire au festival, et de lire notre interview avec Jean Michel Mathé, son directeur. Ses réponses à nos questions vous permettrons de participer au quizz. Bonne chance à tous !
Entretien avec Jean-Michel Mathé, directeur du Festival international de musique de Besançon Franche-Comté
Quizzer : Cette 79e édition s’annonce particulièrement riche. Si vous deviez résumer l’esprit et le grand fil conducteur de ce cru 2026 en trois mots, quels seraient-ils ?
Jean-Michel Mathé : Trois mots, c’est difficile ! Le festival s’inscrit à la fois dans la continuité et dans l’innovation. La continuité, parce que depuis sa création, l’axe principal demeure la musique symphonique et les grands orchestres. Le premier mot serait donc orchestre. Le deuxième est international, car de nombreuses formations européennes nous rejoignent. Et le troisième mot serait innovation, avec des nouveautés régulières pour surprendre le public et renouveler les propositions.
Quizzer : Fidèle à sa tradition, le festival s’ouvre sur un grand concert gratuit place de la Révolution, cette année avec Le Concert Spirituel d’Hervé Niquet et le majestueux Water Music de Haendel. Qu’est-ce qui a guidé le choix de ce programme baroque et festif pour lancer les festivités ?
Jean-Michel Mathé : Depuis une vingtaine d’années, le festival démarrait par un grand concert gratuit unique en plein air. Nous avons fait évoluer cette formule pour proposer désormais une série de concerts gratuits en ville. Pour ce premier rendez-vous, nous avons choisi la musique baroque. L’an passé, nous avions beaucoup de musiques du monde dans l’espace public ; cette fois, j’avais envie de revenir aux racines avec Bach, Mozart ou Haendel, sans mobiliser un effectif gigantesque. Water Music est un tube absolu du répertoire classique, une œuvre initialement composée pour le plein air lors de fêtes royales sur la Tamise. Jouer cette musique dans l’espace public permet d’interpeller des passants ou de jeunes générations qui pensent parfois que le classique est élitiste ou ennuyeux. La musique classique est partout : dans le cinéma, la publicité, l’imaginaire collectif. Notre rôle est de la faire redécouvrir sous différentes formes pour donner envie au public de pousser ensuite la porte des salles.
Quizzer : Cette année marque le clap de fin de la résidence de deux ans du compositeur Régis Campo. Quel bilan tirez-vous de ce compagnonnage, et comment ses créations s’intègrent-elles dans cette édition ?
Jean-Michel Mathé : Ce dispositif de résidence de compositeur est essentiel. On joue énormément de musique des XVIIIe, XIXe et Xxe siècles, mais il y a des compositeurs vivants majeurs qui continuent d’écrire pour les instruments acoustiques, les chœurs et les orchestres. Notre mission est d’approfondir la découverte de la musique contemporaine.
La résidence comporte trois volets : une commande créée lors du Concours international de jeunes chefs d’orchestre, un gros travail pédagogique de deux ans avec le Conservatoire (ateliers, conférences, rencontres), et la programmation de ses œuvres au festival. Cette année, le public découvrira plusieurs pièces de Régis Campo dans des esthétiques variées : la grande pièce symphonique Lumen, le spectacle jeunesse Zoo Circus, ainsi qu’une création de quatuor à cordes (My Beautiful Time) commandée par le festival et jouée deux fois lors du premier week-end. Il y aura six à sept concerts intégrant ses œuvres, toujours associées à des pièces du grand répertoire.
Quizzer : Parmi les projets de Régis Campo, on retrouve Street Art au Théâtre L’Espace à Planoise, qui associe musique contemporaine, free-running et vidéo. Pourquoi ce choix d’un spectacle aussi hybride et urbain au sein du festival ?
Jean-Michel Mathé : C’est une vraie sortie des sentiers battus pour nous, car nous allons rarement sur le terrain des cultures urbaines. Régis Campo est un créateur ancré dans son époque : il s’inspire de Bach ou de Mozart autant que du rock, du jazz ou des musiques urbaines. L’ensemble Les Apaches lui avait commandé cette pièce, Street Art, qui a donné naissance au spectacle. Quand Régis m’en a parlé, j’ai tout de suite trouvé stimulant de bousculer nos habitudes. Nous sortons de la Boucle pour aller à Planoise, au Théâtre L’Espace, avec un croisement d’esthétiques fort : des vidéos tournées sur place, des free-runners, du son et de la lumière. C’est une prise de risque salutaire pour ouvrir les oreilles et dépasser l’entre-soi des salles de concert. D’ailleurs, les ponts entre classique et musiques actuelles sont nombreux : beaucoup d’artistes électro ou hip-hop ont une formation classique ou s’inspirent des compositeurs minimalistes américains comme Steve Reich ou John Adams.
Quizzer : Les grandes soirées symphoniques restent le cœur battant de l’événement, avec des formations venues de Norvège, d’Allemagne, de Belgique ou de Suisse. Qu’est-ce qui rend la venue de l’Orchestre Philharmonique de Bergen avec Leif Ove Andsnes si exceptionnelle cette année ?
Jean-Michel Mathé : La dimension internationale existe depuis 1948, mais nos démarches ont évolué. Par souci d’empreinte carbone et de budget, nous évitons désormais de faire prendre l’avion à une centaine de musiciens pour une seule date. Les orchestres venant d’Allemagne, de Belgique ou de Suisse font leurs trajets en train ou en bus. L’Orchestre Philharmonique de Bergen réalisait une tournée européenne avec trois ou quatre dates en France. En partenariat avec l’Opéra de Dijon où ils se produisent également, nous avons saisi l’opportunité de leur présence pour les accueillir à Besançon. C’est une affiche prestigieuse qui permet au public d’entendre un orchestre d’un niveau d’excellence exceptionnel.
Quizzer : Les « Apéro-jazz » reviennent place Granvelle à 19h en accès libre, aux côtés d’escales comme le Sirba Octet place de la Révolution ou le Kraken Consort au Kursaal. En pratique, comment fonctionne ce rendez-vous d’apéro en plein air, et est-ce que ce public de 19h franchit ensuite le pas pour entrer dans les salles de concert symphonique ?
Jean-Michel Mathé : Les Apéro-jazz ont succédé à notre ancienne formule « piano-bar » en intérieur. Devant l’affluence croissante, puis avec l’épisode du Covid, nous nous sommes installés en plein air place Granvelle. C’est un format gratuit et très convivial.
Sur le plan de la programmation, nous avons élargi l’affiche : au-delà de la belle scène locale comme le quintet du belfortain Hugo Diaz, nous accueillons des formations d’envergure nationale et internationale venues de Paris ou de Suisse. Quant au passage vers les salles de concert, le public du jazz en plein air vient surtout pour cette ambiance libre. En revanche, des propositions en accès libre comme le Sirba Octet ou l’ensemble de cuivres No Slide au Musée du Temps constituent de véritables passerelles pour donner envie aux curieux d’aller écouter les programmes symphoniques ou de musiques du monde en salle.
Quizzer : Le festival rayonne également hors les murs bisontins, avec des étapes à Dole, Luxeuil-les-Bains, Baume-les-Dames et Montbéliard. Quelle est l’importance de ce dialogue entre musique et patrimoine régional ?
Jean-Michel Mathé : Cela fait plus de quarante ans que le festival se déploie hors les murs. Nous avons choisi de resserrer ces dates pour proposer des projets à fort impact : un grand symphonique à Montbéliard, un quatuor à cordes avec création de Régis Campo à Baume-les-Dames, et une production vocale d’envergure avec la compagnie La Tempête à la basilique de Luxeuil-les-Bains. Ce maillage valorise les trésors patrimoniaux régionaux (le théâtre à l’italienne de Dole, les édifices religieux remarquables) et offre une expérience d’écoute singulière. C’est la même démarche à Besançon lorsque nous investissons la cathédrale ou les salons de la Préfecture, un lieu historique rarement accessible en dehors des Journées du patrimoine.
Quizzer : La musique vocale investit des cadres forts : la Compagnie La Tempête à la Cathédrale Saint-Jean et la Grande Messe de Mozart avec le chœur d’enfants de Munich au Kursaal. Comment avez-vous pensé le dialogue entre ces répertoires et l’acoustique propre à chacun de ces deux lieux ?
Jean-Michel Mathé : L’acoustique est un critère déterminant pour un programmateur. La cathédrale Saint-Jean possède une réverbération très longue : y jouer une œuvre avec orchestre créerait un brouhaha sonore dès le dixième rang. C’est pourquoi j’y réserve désormais exclusivement des programmes vocaux a cappella comme celui de La Tempête, pensé pour habiter ces volumes. À l’inverse, pour la Grande Messe en ut de Mozart, qui associe chœur, solistes et orchestre, nous avons choisi la salle du Kursaal. Son acoustique est généreuse pour les voix tout en conservant une grande clarté pour les instruments, ce qui permet au public de percevoir chaque nuance.
Quizzer : Au-delà de la politique tarifaire incitative (place enfant offerte, places scolaires et Carte Avantages Jeunes à 6 €), comment conçoit-on des spectacles comme Zoo Circus ou Street Art pour véritablement accrocher l’attention des plus jeunes et casser les clichés sur la musique classique ?
Jean-Michel Mathé : La clé réside dans l’adaptation des propositions selon les âges. Pour Zoo Circus, l’ensemble Ars Nova et Régis Campo ont bâti un univers plein d’humour autour des animaux imaginaires en écho au Carnaval des animaux de Saint-Saëns. L’utilisation d’accessoires surprenants comme un piano jouet ou des objets détournés stimule immédiatement l’imaginaire des enfants, tout en conservant des clins d’œil musicaux à Bach ou Tchaïkovski. Pour Street Art, le projet s’adresse directement aux collégiens, lycéens et jeunes adultes. Le dialogue entre le free-running, l’art visuel et une écriture musicale plus complexe fait écho à leur univers tout en leur faisant vivre une expérience artistique inédite.
Quizzer : Donner une tribune aux étudiants de Besançon aux côtés de ceux de Mayence pour jouer un répertoire contemporain et éclectique (de Campo à McCartney), c’est un engagement fort. Quel est l’enjeu pédagogique et artistique de ce partenariat franco-allemand pour le festival ?
Jean-Michel Mathé : C’est le fruit de notre partenariat étroit avec le Conservatoire Grand Besançon Métropole. Intégrer ces étudiants au festival est une évidence, à condition d’offrir un niveau d’exigence irréprochable. L’ensemble de saxophones de Besançon et les étudiants de Mayence sont d’un excellent niveau technique. Pour ces futurs professionnels, l’enjeu est de sortir du cadre scolaire et de jouer devant un vrai public de festival, pas uniquement le cercle familial. Cet échange franco-allemand leur permet de se confronter à une autre école et de s’aguerrir sur scène.
Quizzer : L’Orchestre Victor Hugo assurera le grand concert de clôture au Théâtre Ledoux autour de Poulenc et Mendelssohn. Que représente pour le festival ce partenariat privilégié avec cette formation régionale associée ?
Jean-Michel Mathé : Ce partenariat est fondamental. Depuis de nombreuses
années, sous la direction de Jean-François Verdier, l’Orchestre Victor Hugo a accompli un travail artistique remarquable et atteint un niveau formidable. L’orchestre est notre formation associée : il participe au concours de chefs et construit chaque année des programmes sur mesure. Pour cette clôture au Théâtre Ledoux, ils ont imaginé une affiche superbe réunissant le rare Concerto pour deux pianos de Poulenc, une pièce de Benjamin Britten et la symphonie Écossaise de Mendelssohn. C’est une magnifique conclusion artistique et un moment fort partagé avec tous nos partenaires et mécènes.
Quizzer : À titre plus personnel, s’il y avait une œuvre, un ensemble ou un moment de cette édition 2026 que vous conseilleriez de ne manquer sous aucun prétexte à un curieux qui n’a jamais assisté au festival, lequel choisiriez-vous ?
Jean-Michel Mathé : Sans hésiter, le concert de l’Orchestre Philharmonique de Bergen le vendredi 18 septembre au Théâtre Ledoux. Le pianiste Leif Ove Andsnes est l’un des plus grands solistes internationaux actuels, et le programme propose la Symphonie n°5 de Jean Sibelius. C’est une musique finlandaise grandiose, d’une immense poésie, qui évoque de grands espaces naturels. Même sans connaître la musique classique, on
est immédiatement transporté par cette œuvre. C’est un temps fort incontournable de cette édition.
Les concerts à gagner :
Ehbam quartet – 1 x 2 places (soit 2 places)
Jazz et musiques du monde
Mardi 15 septembre à 21h
Petit Kursaal (Besançon)
Plus d’infos : https://festival-besancon.com/events/ehbam/
Couleurs nordiques – 2 x 2 places (soit 4 places)
Musique symphonique
Orchestre Philharmonique de Bergen + Leif Ove Andsnes, piano – Dima Slobodeniouk, direction
Vendredi 18 septembre à 20h
Théâtre Ledoux (Besançon)
Plus d’infos : https://festival-besancon.com/events/couleurs-nordiques/
Le quizz
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