Jouez et gagnez vos invitations pour le concert des Goldmen à l’Axone de Montbéliard le 3 octobre 2026
le 02 octobre à 12h00
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Goldmen à l’Axone : l’artisanat du live au service du mythe
Il y a deux façons d’envisager le tribute band. D’un côté, le filon facile, le karaoké géant sous projecteurs où l’on s’amuse de sosies approximatifs. De l’autre, une démarche de musiciens qui prennent un répertoire pour ce qu’il est : un patrimoine populaire taillé pour la scène, conçu pour vivre dans le bruit et la sueur des salles de concert, même quand son auteur a choisi de ranger ses amplis pour de bon. C’est dans cette seconde catégorie que boxent les Goldmen. Depuis plus de dix ans, ce collectif originaire des Hauts-de-France et de Belgique trace sa route sans perruque ni faux-semblants, remplissant les Zéniths au simple bouche-à-oreille. Début octobre, c’est l’Axone de Montbéliard qui accueille leur imposante machinerie scénique.
Une exigence musicale et humaine au sommet
À la genèse de l’aventure, il y a Alain Stevez. Guitariste et chanteur, le musicien possède ce mimétisme vocal troublant avec Jean-Jacques Goldman, ce grain un peu éraillé, perché et direct qui a marqué plusieurs décennies de radio. Mais ce mimétisme aurait pu tourner court sans une exigence musicale absolue. Sur les planches, aucun artifice préenregistré : les Goldmen défendent un spectacle cent pour cent live. Pour épauler Stevez, l’équipe aligne des pointures rodées au gros son : David Mahieux aux guitares, Pierre-Henri Drommas à la basse, John David aux fûts, Laurent Top aux claviers et Jérémy Stevez aux cuivres et percussions. L’alchimie fonctionne parce qu’elle reproduit fidèlement la dynamique des tournées historiques de Goldman, notamment l’époque Fredericks Goldman Jones où les arrangements prenaient une ampleur résolument rock et cuivrée.
Un voyage au cœur des plus grands tubes
Le tour de force du spectacle réside dans sa trajectoire scénique. Pendant près de deux heures et demie, la formation déroule une trentaine de titres en évitant le piège de la simple juxtaposition chronologique. Le concert démarre sur les chapeaux de roues avec les hymnes électriques des années 80, de « Envole-moi » à « Quand la musique est bonne », avant de ménager des respirations acoustiques intenses sur des ballades comme « Pas toi » ou « Comme toi ». La seconde partie bascule vers l’énergie chorale du trio des années 90 : « Nuit », « Né en 17 à Leidenstadt » et l’incontournable « À nos actes manqués », repris d’une seule voix par un public multigénérationnel.
Ce qui frappe dans les retours de tournée, c’est l’absence totale de cynisme. On ne vient pas observer une imitation, on vient retrouver une énergie scénique devenue orpheline depuis 2002. La scénographie, sobre mais massive, fait la part belle aux jeux de lumières dynamiques et à un son brut de décoffrage, rappelant les grandes heures du pavillon Baltard ou des tournées Rouge. L’Axone offre l’écrin idéal pour ce type de grand-messe collective, où la nostalgie laisse vite la place au plaisir viscéral d’un concert de rock populaire parfaitement exécuté.
Informations pratiques
• Date : Samedi 3 octobre 2026
• Lieu : L’Axone, 6 rue du Commandant Pierre Rossel, 25200 Montbéliard
• Horaires : Début du concert à 20h00
• Tarifs : De 44 € à 59 € selon les catégories
• Réservations : Billetterie officielle de l’Axone, réseaux Ticketmaster et France Billet
Le quizz
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